Famille en voyage à Dublin : monnaie, dépenses et pièges à éviter

Les cartes bancaires françaises n’ont jamais été aussi malmenées qu’à Dublin ou Belfast. Chaque paiement, chaque retrait hors zone euro vient avec son lot de commissions, bien cachées derrière des taux de change nébuleux. Pas de cadeau pour les familles qui traversent la frontière vers l’Irlande du Nord : la livre sterling s’impose et les banques tricolores prélèvent, souvent sans crier gare, leur dîme sur la transaction la plus banale. À cela s’ajoutent les distributeurs automatiques indépendants, ces machines disséminées en ville qui affichent leurs frais additionnels à la toute dernière seconde, histoire de piéger les distraits. En centre-ville, les bureaux de change n’ont pas dit leur dernier mot : taux alléchants en vitrine mais commissions fixes qui grignotent même les petites sommes. Quant au paiement sans contact ? Il n’ouvre pas toutes les portes, surtout dans les bus ou le tramway.

Monnaie et frais bancaires à Dublin : ce que les familles doivent savoir avant de partir

Dublin ne manque pas de ressources pour les voyageurs, mais la simplicité n’est jamais garantie. L’euro, c’est la norme dans la République d’Irlande. Passez dans le nord, vous basculez sur la livre sterling, et c’est à ce moment que la confusion s’invite, notamment lors d’un passage familial vers Belfast ou lors d’une excursion à la Chaussée des Géants.

Côté cartes bancaires, Visa et MasterCard s’imposent sans difficulté chez la plupart des commerçants. American Express reste l’apanage des grandes enseignes, tandis que Diners et JCB sont quasiment absentes du paysage. Dans les petites boutiques, l’argent liquide prend souvent le dessus. Pour retirer des espèces, privilégiez les DAB affiliés à des banques établies, comme AIB ou Bank of Ireland. Là, au moins, les frais restent sous contrôle. Méfiez-vous des distributeurs automatiques privés : la transparence n’est pas leur priorité, et les frais s’accumulent vite.

Pour ceux qui veulent éviter les mauvaises surprises, les néobanques telles que Revolut ont la cote. Un paiement en euro, aucune mauvaise surprise sur le relevé. Les cartes prépayées ou virtuelles offrent en prime un bouclier contre la fraude, un atout non négligeable quand on voyage en famille. Gardez néanmoins toujours un peu de liquide sous la main, notamment pour les transports, où le sans contact n’est pas assuré.

La TVA s’élève à 21 % en République d’Irlande, légèrement moins en Irlande du Nord. Entre les différences de taux et les variations de change à la frontière, le budget vacances prend vite une tournure imprévue. Gardez aussi à l’esprit que certaines banques françaises cumulent discrètement plusieurs commissions sur un simple retrait.

Père et fille au café à Dublin examinant des pièces

Changer son argent, éviter les pièges et maîtriser son budget pendant un road trip en Irlande

À Dublin, gérer ses dépenses exige une attention particulière. Les tarifs varient considérablement d’un quartier à l’autre. Pour vous donner une idée concrète :

  • une pinte de bière revient à 7 € dans un pub classique,
  • et tutoie les 10 € si l’on s’attarde à Temple Bar.

Comptez environ 20 € par personne pour un repas dans un restaurant abordable. Les familles qui cherchent à alléger l’addition s’orientent vers des chaînes comme Bunsen ou Boojum, qui permettent de s’en sortir à moindre coût. Autre alternative : les courses dans les supermarchés Lidl, Tesco ou SuperValu, qui sauvent bien des portefeuilles.

Sur le poste hébergement, la facture grimpe vite. Voici l’échelle des prix habituels dans la capitale :

  • 26 € pour un lit en dortoir,
  • plus de 200 € la nuit pour un hôtel 4 étoiles.

Pour les familles, la haute saison fait flamber les tarifs, avec des hausses allant de 30 à 50 %, et parfois même le double lors de la Saint-Patrick. Pour limiter la casse, mieux vaut s’éloigner un peu du centre et viser les auberges familiales ou les hôtels excentrés.

Côté transports, la Leap Card reste le meilleur allié des visiteurs : elle donne accès à tout le réseau TFI (bus, Luas, DART) pour 2 € les 90 minutes, avec un plafond journalier de 5,6 €. Le trajet entre l’aéroport et le centre-ville en Dublin Express coûte 9 €. Les taxis, quant à eux, démarrent à 5,4 €, auxquels s’ajoute une majoration de 3 € en cas de réservation. En matière de service, il est d’usage de laisser un pourboire de 10 à 12,5 % au restaurant, et 1 à 2 € pour le chauffeur de taxi.

Mais Dublin ne se résume pas à ses dépenses : la ville réserve aussi de belles découvertes gratuites. Les musées nationaux, la Galerie nationale, le Phoenix Park ou St. Stephen’s Green accueillent les familles sans frais d’entrée, une bouffée d’air pour le budget. Pour les sorties, les excursions à Howth coûtent environ 35 €, celles à Glendalough ou dans les Wicklow Mountains tournent autour de 50 €. Gardez toujours un œil sur les frais additionnels : dépôt de 5 € pour la Leap Card, service de 12,5 % pour les groupes au restaurant, ou frais de réservation de taxi, qui peuvent facilement faire grimper la note finale.

Dublin n’a pas fini de surprendre les familles voyageuses. Entre astuces bancaires, variations de prix et découvertes gratuites, le séjour se construit à la carte, au fil des lignes de transport et des envies du moment. Reste à saisir l’opportunité d’un vrai voyage, celui où le budget se maîtrise sans renoncer à l’expérience irlandaise.

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