Un prélèvement dont le nom ne vous dit rien, un débit qui surgit sans prévenir : voilà de quoi faire grimper le palpitant. Sur les relevés, l’intitulé « ADIS » s’invite parfois sans crier gare, et laisse plus d’un client perplexe.
Prélèvement ADIS : à quoi correspond ce débit sur votre compte bancaire ?
Le prélèvement ADIS apparaît souvent à l’improviste sur les relevés bancaires. Face à cette ligne, l’étonnement puis le doute s’installent. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un paiement en lien avec la gestion d’un contrat d’assurance contracté auprès d’acteurs comme AXA ou Agipi. L’Association pour le Développement de l’Information et de la Souscription, soit ADIS, gère des contrats d’assurance vie et de prévoyance pour le compte de ces assureurs.
En clair, un prélèvement SEPA ADIS correspond la plupart du temps à une cotisation automatique prévue lors de la souscription d’un contrat d’assurance ou d’une solution d’assurance vie. Pour l’identifier, des éléments précis figurent sur l’opération : le créancier SEPA (ADIS), un ICS (Identifiant Créancier SEPA), une référence de mandat (RUM) personnalisée et la date de débit.
Avant toute réaction, un rapide retour sur la souscription s’impose : avez-vous signé un mandat SEPA en faveur d’un assureur ? Les documents liés au contrat se retrouvent dans l’espace client en ligne, notamment l’avis d’échéance ou la preuve du paiement passé. Si ce prélèvement ADIS ne correspond à aucun produit connu, alors la prudence s’impose : il peut s’agir d’une erreur, ou d’une utilisation non autorisée de vos coordonnées bancaires.
Pour vous y retrouver dans la jungle des opérations, voici les vérifications à effectuer :
- Examinez le référencement ICS et la RUM sur le relevé bancaire
- Vérifiez si un contrat d’assurance, d’assurance vie ou de prévoyance est associé à ce prélèvement
- Connectez-vous à votre espace client pour recouper l’information avec vos contrats en cours
Gardez à l’esprit que la banque, simple canal de paiement, n’a pas toujours accès aux détails du contrat. Seuls votre assureur ou le gestionnaire ADIS peuvent expliquer précisément la raison de ce prélèvement. Si aucune justification ne se profile, il faut agir rapidement, sans précipitation inutile : mieux vaut vérifier deux fois qu’une avant d’enclencher des démarches auprès de votre banque.
Vérifier, contester ou bloquer un prélèvement ADIS : les étapes pour agir sereinement
Pour y voir plus clair, commencez par identifier l’origine du prélèvement ADIS : la date de débit, la référence RUM et l’Identifiant Créancier SEPA sont vos premiers indices. L’accès à votre espace client ou un appel à votre assureur permet de confirmer si le prélèvement correspond bien à un contrat en cours. Si le doute persiste, réclamez la liste de vos contrats d’assurance actifs et les avis d’échéance associés pour lever toute ambiguïté.
Procédure en cas d’anomalie
Pour sécuriser la suite, prenez les mesures suivantes :
- Prévenez sans délai votre banque si le débit vous paraît suspect
- Demandez une copie du mandat SEPA signé : impossible de justifier le prélèvement SEPA ADIS sans ce document
- Faites opposition sur l’opération contestée : la banque opposition est encadrée par le Code monétaire et financier, à exercer rapidement si aucun contrat ne justifie ce débit
Si la contestation s’avère nécessaire, adressez une lettre recommandée avec accusé de réception à la fois à votre banque et à l’entité ayant initié le prélèvement. Exigez la révocation du mandat SEPA pour stopper toute opération future. Si la situation ne se règle pas, la résiliation du contrat d’assurance lié au litige peut être envisagée.
Lorsque le dialogue s’enlise, le recours au médiateur de l’assurance s’impose. Ce service impartial peut trancher les situations les plus obscures, notamment si l’origine du débit reste indéterminée malgré vos efforts. Agir vite, c’est préserver la santé de votre compte bancaire et garder la main sur la gestion de vos prélèvements.
Un prélèvement qui surgit sans raison, c’est le signal qu’il faut enquêter. En matière de gestion bancaire, mieux vaut lever le voile sur chaque opération plutôt que de laisser planer le doute.


